Écriture

J’ai quitté mon emploi en publicité du jour au lendemain. Ce désir de ressentir l’adrénaline de manière saine et à ma façon ayant pris le dessus, j’ai choisi de vivre l’aventure et osé sortir du monde de l’entreprise privée. Qu’est-ce qui nous pousse à vouloir reprendre racine dans la forêt, à aller y découvrir l’authenticité de ce que nous sommes vraiment?

 

Selon moi, notre quête personnelle doit passer par ce besoin de connexion avec le vrai et le simple, avec les gens rencontrés sur notre passage et avec la nature qui nous entoure et qu’on oublie si souvent. 

 

J’ai réalisé à ce moment-là que cette mission allait devenir ma quête personnelle. Je savais aussi que, dorénavant, j’allais tout faire en mon pouvoir pour convaincre un maximum de gens de vivre leurs propres aventures. 

POURQUOI PARTIR À L’AVENTURE ?

 

Aller à la recherche du silence, frissonner sous un coup de vent, s’imprégner de l’odeur du lichen et de la terre mouillée sous ses pieds, accepter la solitude, se faire bercer par la brise du soir, effleurer la rosée du matin sur la tige d’une fougère, sentir le sol trembler au passage d’une horde de caribous, vibrer d’émerveillement devant l’apparition d’une lueur d’aurore boréale ; c’est pour ces raisons que l’on part. C’est pour aller à la rencontre de l’extraordinaire dans chaque détail de notre existence sur cette planète et pour devenir de meilleures personnes que nous osons, la plupart du temps, affronter la solitude dans des contrées lointaines. Je me sens parfois égoïste de quitter les miens pour mieux me retrouver. Je laisse chaque fois derrière moi les membres de ma famille et mes amis, qui sont souvent inquiets. Et parfois je le suis, moi aussi.

 

Partir nous pousse à explorer des zones intérieures inconnues, des territoires hostiles autant sur la route que dans notre esprit. Traverser des rivières et des torrents me sert habituellement à gagner de la force. Je m’accroche solidement et je fonce, toujours plus forte que la veille, grâce aux épreuves surmontées jusque-là. On donne tout. On a froid et très faim quelques fois, on se déshydrate, on se met à l’épreuve chaque jour, on est rarement à l’abri d’une averse, nos couches de vêtements en laine de mérinos s’humidifient, on grelotte et on rêve de se retrouver près d’un feu crépitant. J’ai choisi de me lancer et de tout investir dans mon métier, de raconter les histoires de mes rencontres au fil des kilomètres parcourus.

 

Une à une, les discussions avec ces êtres extraordinaires qui croisent mon chemin me changent à jamais. Qu’a-t-on besoin de plus que de se rappeler le lien avec la nature et le grand air que nos ancêtres vénéraient. Qu’a-t-on besoin de plus que d’accueillir l’arrivée du soleil le matin et de lever la tête vers les étoiles la nuit. Il y a des moments où notre pensée dévie de la logique, où il faut écouter cette voix qui sort de nos tripes et qui nous exhorte à aller à la rencontre de l’imprévisible et à l’encontre des plans établis. Elle nous dit de nous fier à notre instinct, d’ignorer les conventions et de nous élancer. Il n’y a rien de plus magique, après un dernier regard vers ceux que l’on aime, que les premiers gestes qui amorcent le départ.

 

La raison pour laquelle j’exerce le métier d’exploratrice et de cinéaste d’aventure est que j’ai ce désir intrinsèque de me sentir, chaque jour du restant de ma vie, en harmonie avec ce côté de moi que je découvre un peu plus lors de chaque expédition, chaque course, chaque expérience difficile relevée. C’est en affrontant mes plus grandes peurs et en relevant les défis l’un après l’autre que je crois être en mesure de me connecter plus facilement à ma communauté et à l’environnement et d’être toujours plus honnête envers moi-même. Qui est-on vraiment après une nuit froide passée sous la tente, au cours d’un effort soutenu pour gravir une montagne ou lors des derniers kilomètres d’une course ?

 

Grâce à ces moments de doute que nous éprouvons tous à un moment ou à un autre dans nos vies, nous devenons authentiques et transparents envers nous-mêmes. Car lorsque nous surmontons certains défis dans notre quotidien ou lors d’une aventure, nous ne sommes pas seulement aux prises avec la neige, le roc, le vent, la tempête ou les crevasses sur notre route, mais aussi avec nous-mêmes et avec notre fragilité humaine. En allant à la recherche d’histoires à raconter dans un contexte de dépassement de soi, en filmant et en produisant des documentaires, j’arrive à mieux comprendre mon essence, ma raison d’être.

 

Mes pieds ont foulé le sol de nombreux endroits, mes bras ont souffert de coups de pagaie à répétition, mes orteils ont subi des engelures. Malgré tout, je suis toujours au début de cette exploration, celle qui me pousse à chercher encore plus de réponses, à trouver ce qui me définit en tant que femme. Certaines expéditions réalisées dans les dernières années m’ont permis d’avancer sur ce chemin de la reconnaissance de mon existence. J’ai eu le bonheur, lors de ces expériences, de croiser des personnes qui ont marqué mon pèlerinage en terres inconnues. Avec ce livre, j’ai la chance de raconter certaines de ces rencontres ainsi que de montrer le chemin que j’ai emprunté, d’une expédition à l’autre. C’est après avoir vécu quelques aventures que je me suis demandé si je pouvais transposer dans mon quotidien certaines des notions apprises sur le terrain afin d’améliorer le temps passé à la maison entre deux expéditions.

 

Chaque déplacement en nature, qu’il ait été court ou long, m’a prodigué des enseignements et inspiré des théories qui guident mon chemin aujourd’hui.

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© 2020 par Caroline Cote

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