Conférence​

THÉMATIQUE 2020: SORTIR DES SENTIERS BATTUS

 

Qu’arriverait il si aucun d’entre nous ne partait plus à la découverte et ne sortirait plus des sentiers battus? 

 

Si on arrête d’explorer, Le boisé derrière notre quartier, les montagnes, les forêts et le fond des océans, la canopée des forêts amazoniennes, qu’est ce que cela voudrait dire sur nous-même si on prenait cette attitude et que l’on restait à la maison sur le canapé. C’est la question que je me suis posée quand j’ai décidé de changer de vie et c’est pour cette raison que je suis ici aujourd’hui avec vous.

 

Ma route était toute tracée avec des études universitaires et un parcours défini menant à une profession dans le cœur de la ville de Montréal dans les prochaines années. Ayant réalisé des études en urbanisme à l’âge de 20 ans, j’entrevoyais mon futur d’une manière bien rangée et conventionnelle. 

 

Lors de ces études (urbanisme) qui représentent l’ensemble des sciences et techniques permettant d’adapter l’habitat urbain aux besoins des hommes, j’ai appris à dessiner des routes, des bâtiments et des parcs d’une façon systématique, claire et précise. Tout devait être symétrique et exact. Les angles droits et les carrés parfaits. Le tracé mesuré au millimètre près. 

 

Nous créons des villes, des cités pour nous conforter. Peut-être que nous nous sentons égarés quand nous quittons les rues bétonnées et les univers que nous avons dessiné sur papier? Pourquoi avons nous besoin d’orchestrer et de diriger la construction de chaque mètre carré de nos lieux de vie? 

 

Ma formation m’a laissé beaucoup de questions j’ai récemment décidé de prendre la décision d’aller à la recherche de réponses et d’ouvrir une voie à ma volonté d’aller voir si dans un environnement incontrôlé (en nature) on pouvait ressentir du confort et même du bonheur en quittant la ville pour se diriger un peu plus vers l'inconnu.

 

J’ai donc changé de carrière, vers celle un peu plus atypique de cinéaste d’aventure, dont le titre en soi du métier était quasi inexistant à cette période en 2013 dans le but de capter des images et de raconter les récits d’explorateurs en région éloignées dans des conditions et contextes qui diffèrent de ce que j’avais appris jusqu’à tout récemment ici en ville. Où va t’en pour apprendre le métier de cinéaste d’aventure? J’ai dû inventer certains nouveaux concepts et modifier mon équipement afin de pratiquer cette profession dans des lieux hors du commun et majestueux comme lors d’expédition sur la rivière Yukon que j’ai traversé en totalité, des monts inexplorés en Antarctique et au Québec pendant une grande traversée du territoire, de Natashquan à Montréal à dormir en tente et à tracer mon chemin pendant 74 jours. 

 

Bien souvent, on remet à plus tard et on n’ose pas bouger, car la peur, toujours présente, nous en empêche. Affronter cette dernière et sauter dans le vide afin de vivre mes rêves est le meilleur sentiment que j’ai ressenti de ma vie, et je l’éprouve encore chaque fois lors de l’élaboration d’un projet.

 

Aller à la recherche du silence, frissonner sous un coup de vent, s’imprégner de l’odeur du lichen et de la terre mouillée sous ses pieds, accepter la solitude, sentir le sol trembler au passage d’une horde de caribous, vibrer d’émerveillement devant l’apparition d’une lueur d’aurore boréale ; c’est pour ces raisons que l’on part. 

 

C’est pour aller à la rencontre de l’extraordinaire dans chaque détail de notre existence sur cette planète et pour devenir de meilleures personnes que nous osons, la plupart du temps, affronter la solitude dans des contrées lointaines. Je me sens parfois égoïste de quitter les miens pour mieux me retrouver. Je laisse chaque fois derrière moi les membres de ma famille et mes amis, qui sont souvent inquiets. Et parfois je le suis, moi aussi. Partir nous pousse à explorer des zones intérieures inconnues, des territoires hostiles autant sur la route que dans notre esprit. Traverser des rivières et des torrents me sert habituellement à gagner de la force.

 

Au fil des années, j’ai acquis quelques apprentissages, c’est ce que je retiens de mes différents périples;

 

 

Ce que la montagne m’a léguée:

 

  • Collaboration (quelques exemples à l'appui) 

 

Ce que la rivière m’a remis comme enseignement:

 

  • Innovation (quelques exemples à l'appui) 

 

Ce que la forêt m’a appris:

 

  • Régénération (quelques exemples à l'appui) 

 

Ce que les glaciers m'ont transmis:

 

  • Honnêteté et vulnérabilité (quelques exemples à l'appui) 

 

 

Conclusion: 

 

Je m’accroche solidement et je fonce, toujours plus forte que la veille, grâce aux épreuves surmontées jusque-là. On donne tout. On a froid et très faim quelques fois, on se déshydrate, on se met à l’épreuve chaque jour, on est rarement à l’abri d’une averse, nos couches de vêtements en laine de mérinos s’humidifient, on grelotte et on rêve de se retrouver près d’un feu crépitant. J’ai choisi de me lancer et de tout investir dans mon métier, de raconter les histoires de mes rencontres au fil des kilomètres parcourus. 

 

Faire confiance à notre intuition c'est ce qui nous aide Nous sommes tous leader de demain et sortir des sentiers battus c'est un peu reforger l'avenir, repenser un nouveau mode de vie. 

Contactez-moi

afin de créer des projets visuels incroyables ou
pour discuter d'une conférence sur le thème de l'aventure.

© 2020 par Caroline Cote

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